Archive dans juin, 27 2022

Abstracts : C11: Cancer de la prostate métastatique sous hormonothérapie : Facteurs influençant la survenue de la résistance à la castration

B. Sine, M. Ndiaye, O. Sow, A. Sarr, NA. Bagayogo, C. Ze Ondo, A. Ndiath, Y. Sow.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c11.vxVkWdOIRD

ABSTRACT

INTRODUCTION : L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs influençant la survenue de la résistance à la castration dans le cancer de la prostate métastatique sous hormonothérapie. MATERIELS ET METHODES : Il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive, analytique monocentrique sur une période de deux ans. Elle a intéressé les patients suivis pour cancer métastatique de la prostate sous hormonothérapie de première ligne et résistant à la castration. Les paramètres étudiés étaient : épidémiologique, clinique, paraclinique, PSA nadir, délai d’atteinte du nadir (TTN) et leur lien avec la survenue de la résistance à la castration. RESULTATS : La fréquence des cancers de la prostate résistants à la castration était de 28 patients par an. L’âge moyen était de 70,4 ± 7,9 ans. Un score ECOG ≥3 était plus fréquent ainsi que le stade cT2c. La médiane du PSA total initial était de 489,6 ng/ml (203,3 – 1.653,2). Tous les patients avaient un adénocarcinome. Le grade groupe 1 (Gleason 6) était plus fréquente. La médiane du PSA nadir était 19,3 ng/ml (3,7 – 102,1), celle du TTN de 5,5 mois (trois à neuf) et celle du délai de survenue de la résistance à la castration de 11 mois (six à 15,3). CONCLUSION : Le score de l’Eastern Cooperative Oncology Group (ECOG), le stade clinique, le site métastatique, le nadir et son TTN semblaient exercer une influence sur le délai de survenue de la résistance à la castration (DSR). L’âge, l’envahissement ganglionnaire, la PSA total initial et le score de Gleason ne semblaient pas influencé la DSR.

Abstracts : C10: Tumeur rénale de l’adulte : Facteurs de risque et aspects histopathologiques dans notre centre

M. Ndiaye, B. Sine, AM. Gaye, N. Seck Ndour, A. Sarr, C. Zé Ondo, Y. Sow, B. Diao, AK. Ndoye.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c10.tPBicAlij6

ABSTRACT

INTRODUCTION : La tumeur rénale est une néoformation tissulaire bénigne ou maligne (primitive ou secondaire) développée aux dépens du parenchyme rénal. Elle occupe le 2ème rang des cancers urologiques au Sénégal après le cancer de la prostate. Le but de cette étude était d’identifier les facteurs de risques et le type histologique des tumeurs du rein dans notre centre. MATERIELS ET METHODES : Il s’agissait d’une étude rétrospective menée dans notre centre sur une période de 10 ans (2009 à Juillet 2019), incluant tous les patients ayant eu une néphrectomie totale élargie ou une néphrectomie partielle indiquée pour une tumeur rénale avec des résultats histopathologiques de la pièce opératoire. Les paramètres étudiés étaient : l’âge, le sexe, les facteurs de risque, le type histologique, le grade de Fuhrman et la classification pTNM. L’analyse des données était faite à l’aide du logiciel Sphinx Démo© V5 et SPSS©. RESULTATS : Quarante-et-un patients étaient inclus avec un sex-ratio de 0,7. L’âge moyen était de 41,2 ± 16,4 ans. L’hypertension artérielle était le facteur de risque le plus observé dans notre série. La néphrectomie était totale élargie chez 97,5% (40) et partielle chez 2,5 % (un) des patients. A l’histologie, la taille moyenne de la tumeur était de 12,5 ± 4,3 cm. Le carcinome à cellules claires était plus fréquent. L’envahissement du fascia de Gérota était noté chez 2,3 % (un). Trois patients avaient une atteinte ganglionnaire et un seul avait un envahissement de la surrénale homolatérale. La classe pT2bNxMx était plus fréquente. CONCLUSION : Ces résultats montrent que le carcinome à cellules claires est le type histologique le plus observé dans notre centre suivi du carcinome papillaire.

Abstracts : C9: Endoscopie urinaire : bilan de six mois d’activité au CHU Kara (Togo)

TM. Kpatcha, KH. Sikpa, G. Botcho, EV. Sewa, K. Tengue.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c9.ta1Lykfwju

ABSTRACT

INTRODUCTION : Le CHU de Kara a acquis une colonne d’endoscopie en Février 2021, ce qui a permis le démarrage de la chirurgie et des explorations endoscopiques urinaires dans cette structure du nord du Togo. L’objectif de l’étude était de faire une évaluation des six premiers mois d’activité endoscopique urinaire dans le service d’urologie au CHU de Kara. MATERIELS ET METHODES : Nous avons mené une étude rétrospective descriptive incluant tous les patients traités par une exploration endoscopique ou une chirurgie endoscopique durant la période d’étude (Février à Juillet 2021) dans le service d’urologie du CHU de Kara. Le matériel d’étude était le registre du bloc opératoire et les dossiers des patients. Les paramètres étudiés étaient l’âge, le sexe, le motif de l’intervention endoscopique, le geste endoscopique réalisé, les complications per- et post-opératoires. Les données ont été analysées par Excel©. RESULTATS : En six mois, 30 patients ont été traités par endoscopie. L’âge moyen était de 63,4 ans avec une prédominance masculine (sex-ratio=7,5). Les indications étaient dominées par l’hypertrophie prostatique. Les gestes endoscopiques réalisés étaient six endoscopies exploratrices (cystoscopies diagnostiques), deux montées d’endoprothèse urétérale, 20 résections endoscopiques de prostate (RTUP) et deux résections endoscopiques de vessie (RTUV). Aucune complication per-opératoire n’a été observée ; en post-opératoire, la seule complication était un saignement par chute d’escarre survenu neuf jours après une RTUP. CONCLUSION : Les premiers résultats de l’exploration et de la chirurgie endoscopiques au CHU de Kara sont encourageants.

Abstracts : C8: Bilan d’extension tomodensitométrique des tumeurs du larynx : A propos de 47 cas

H. Dème, D. Niang, LG. Akpo, N. Badji, TB. Diallo, EF. Mbaye, K. Ngom, EH. Niang.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c8.hPGBv64ltY

ABSTRACT

INTRODUCTION : L’imagerie est devenue indispensable au diagnostic des cancers du larynx et à la décision thérapeutique.  Le but de notre étude était de décrire les aspects TDM des tumeurs du larynx et d’établir le bilan d’extension locorégionale et à distance. MATERIELS ET METHODES : Il s’agissait d’une étude transversale, rétrospective, descriptive réalisée aux services de radiologie et d’imagerie médicale du Centre Hospitalier Aristide le Dantec et de l’Hôpital Général Idrissa Pouye de Grand Yoff. Étaient inclus 47 patients chez qui une TDM cervicale a été réalisée pour exploration d’une tumeur maligne du larynx confirmé à l’histologie. L’âge moyen des patients était de 59,5 ans avec des extrêmes de 20 et 72 ans et un ratio H/F de 4,8. Le tabagisme chronique était noté dans 54% des cas et une notion d’éthylisme dans 17%. La dysphonie chronique était rapportée chez tous les patients. La saisie et l’analyse statistique des données ont été effectuées à l’aide des logiciels Sphinx© et Excel© 2013. RESULTATS : Le siège de la tumeur était glotto-sus-glottique chez 29 patients (62%), glottique chez 11 patients (23%), aux trois étages dans quatre cas (9%) et le scanner était normal dans trois cas (6%). La tumeur présentait une extension locale à l’espace graisseux paraglottique dans 17 cas (36%), la loge HTE dans 15 cas (31,9%) et de la commissure antérieure dans 14 cas (29,7%). L’envahissement des cartilages laryngés était dominé par l’atteinte du cartilage thyroïde retrouvée dans 10 cas (21%) à type de condensation dans 60% des cas. L’extension régionale était dominée par l’atteinte ganglionnaire chez 26 patients (55%). Les aires I, II et III étaient les principaux sites ganglionnaires atteints. Aucune extension à distance n’a été retrouvée dans notre étude. CONCLUSION : La TDM a permis une étude exhaustive de l’extension locorégionale et à distance des cancers du larynx.

Abstracts : C7: Une tumeur à cellules géantes du corps de C2

AB. Diouf, PA. Diouf, L. Sarr, M. Daffe, B. Dembélé, CB. Diémé.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c7.BOMCDuGb4c

ABSTRACT

INTRODUCTION : Les tumeurs à cellules géantes (GCT) de l’os sont des lésions ostéolytiques, qui sont généralement localisées dans l’épiphyse. OBSERVATION : Une femme de 22 ans, sans antécédents rapportés, reçue en consultation pour une douleur au rachis cervical. Le bilan radiologique réalisé montrait des lésions ostéolytiques avec tassement du corps de C2. L’indication d’une biopsie chirurgicale a été posée et réalisée. Un plâtre à type de minerve à l’indienne a été réalisé après l’intervention chirurgicale. La GCT osseuse est une lésion bénigne qui est généralement solitaire et localement agressive. Au plan anatomopathologique, la tumeur est considérée comme une masse brune molle ou ferme et friable avec des zones d’hémorragie qui apparaissent en rouge foncé et des zones de collagène qui apparaissent en gris. Au microscope, les noyaux sont généralement hypochromatiques. Par ailleurs, la prise en charge thérapeutique des tumeurs osseuses bénignes du rachis à composante lytique reste délicate car elles sont potentiellement menaçantes sur le plan neurologique et mécanique. Souvent inextirpables en bloc osseux, ces tumeurs ont un fort potentiel de rechute locale. Cependant, vu la complexité chez notre patiente, il était difficile d’envisager une fixation par une vis. Nous avons alors jugé de faire un curetage à minima. CONCLUSION : De par l’architecture cervicale et les rapports de voisinage très étroits avec les vaisseaux et nerfs, sa prise en charge thérapeutique par une excision large en bloc pose souvent un problème et représente un danger pour le devenir du malade.

Abstracts : C6: Une association rare de découverte d’un hématome sous-dural chronique chez le sujet âgé : Cas d’un méningiome de la convexité

A. Diop, M. Faye, M. Thioub, AB. Thiam, MC. Ba, SB. Badiane.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c6.yY65Vuvcvj

ABSTRACT

INTRODUCTION : L’hématome sous-dural chronique est une pathologie fréquente chez le sujet âgé. Les étiologies sont multiples mais restent dominées par les traumatismes crâniens. Les formes associées à une pathologie du système nerveux sont rares. Nous rapportons une association inhabituelle de découverte d’un hématome sous-dural chronique du sujet âgé. OBSERVATION : Il s’agit d’une patiente de 73 ans, suivie depuis un an pour méningiome de la convexité frontale gauche révélé par des crises convulsives généralisées. Ces dernières étaient jusque-là contrôlées sous traitement antiépileptiques. Un mois avant son admission, elle a présenté un nouvel épisode de crise convulsive ayant entrainé une chute avec traumatisme crânien. Ceci n’avait pas fait l’objet d’une consultation. Récemment, elle a été admise aux urgences pour des céphalées intenses associées à des troubles de la marche. L’examen clinique à l’entrée montrait une conscience claire avec un Glasgow à 15 et un discret déficit moteur hémi-corporel droit. La tomodensitométrie cérébrale, réalisée, avait objectivé un hématome sous-dural chronique hémisphérique gauche associé à une lésion de la convexité frontale gauche spontanément hyperdense rehaussée de façon homogène par le produit de contraste correspondant au méningiome. Le bilan de la crase sanguine était normal. La patiente ayant refusé toute éventualité de prise en charge chirurgicale a été mise sous corticothérapie à la dose de 0,5 mg/kg/jour. L’évolution clinique était favorable au contrôle clinique à un mois avec une récupération totale du déficit hémi-corporel droit. Le scanner cérébral de contrôle, réalisé, montrait une nette régression de l’hématome avec persistance d’une fine lame non compressif.

Abstracts : C5: Les méningiomes de l’angle ponto-cérébelleux : Avancées et perspectives : Exemple du Sénégal

EHCN. Sy, R. Mulumbai, A. Fahad, AB. Thiam, M. Mbaye, M. Thioub, MC. Ba, SB. Badiane.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c5.WOw8bdaHzg

ABSTRACT

INTRODUCTION : Les progrès thérapeutiques réalisés au Sénégal ces dernières années ont permis d’améliorer d’une manière significative le pronostic et la qualité de vie des patients présentant un méningiome de l’angle ponto-cérébelleux (APC). MATERIELS ET METHODES : Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 24 patients hospitalisés au service de neurochirurgie du CHNU de Fann pour la prise en charge d’un méningiome de l’APC, de Janvier 2007 à Décembre 2020. RESULTATS : Les méningiomes de l’APC représentaient 1,3% des tumeurs intracrâniennes et 35,8% des tumeurs de l’APC. L’âge moyen était de 43 ans et le sex-ratio était de 0,8.  Les principaux signes cliniques retrouvés étaient : un syndrome cochléo-vestibulaire dans 75% des cas (n=18), un syndrome cérébelleux dans 66,7% des cas (n=16) et un syndrome d’HIC chez 62,5% des patients (n=15). A l’imagerie, 41,6% (n=10) des patients ont réalisé une IRM cérébrale et 75% (n=18), une TDM cérébrale. La taille moyenne de la tumeur était de 5,2 cm.  L’exérèse chirurgicale a été faite chez 23 patients. Nous avons enregistré cinq décès. Les complications les plus retrouvés étaient infectieuses. L’hypoacousie et la paralysie faciale étaient les séquelles les plus fréquentes. CONCLUSION : Les méningiomes de l’APC, vu leur taille et leur localisation, constituent un challenge chirurgical dans notre contexte. Un diagnostic précoce et un monitoring per-opératoire des nerfs crâniens amélioreraient le pronostic.

Abstracts : C4: Anterior and middle skull base meningiomas: Experience from a sub-Saharan country of a serie of 56 cases

AB. Thiam, M. Faye, LF. Barry, EHCN. Sy, A. Fahad, M. Mbaye, M. Thioub, MC. Ba.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c4.UsdAbSUmcJ

ABSTRACT

INTRODUCTION: Skull base meningiomas represent 25% of all meningiomas. Mostly slow-growing, the challenge lies in their relationship with the circle of Willis and cranial nerves. The objective of our study was to evaluate the management of meningiomas of the anterior and middle cranial fossa in a sub-Saharan setting. MATERIALS AND METHODS: A serie of 56 patients hospitalized for meningiomas of the anterior and middle cranial fossa were retrospectively reviewed and analyzed, from January, 2012 to December, 2018. RESULTS: Anterior and middle cranial fossa meningiomas represented 32.7% of intracranial meningiomas in the department. The mean age was 50.5 years and the sex-ratio were 0.3. Clinical manifestations were dominated by visual disorders (57.1%) and intracranial hypertension (26.8%). The mean tumor size was 54.3 mm. The pterional approach was used on 94.6% of patients. The quality of resection was SIMPSON grade II in 71.4% of cases. Postoperative mortality was 14.2%. The pathology was grade I in 91.1% of cases. Over a three-year follow-up, complete recovery was noted in 67.8% of cases. Two cases had recurrence. CONCLUSION: Meningiomas are the most common tumor of the anterior and middle cranial fossa in the institution. Microsurgical excision was the only treatment performed. Complete recovery without sequelae was observed in 67.8% of cases. The improvement in the instrumentation and neuro-intensive care helped to reduce mortality and morbidity, but efforts still need to be made, especially in the development of complementary treatments.

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Abstracts : C3: Efficacité, toxicité et analyse de la qualité de vie de la curiethérapie à débit de dose pulsé du carcinome de la lèvre

K. Ka, R. El Ayachy, R. Sun, A. Laville, AS. Duhamel, A. Tailleur, I. Dumas, S. Bockel, S. Espenel, P. Blanchard, Y. Tao, S. Temam, A. Moya-Plana, C. Haie-Meder, C. Chargari.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c3.I4j13IMz2Q

ABSTRACT

INTRODUCTION : Le carcinome des lèvres représente l’un des types les plus courants de cancer de la tête et du cou. La curiethérapie est une option thérapeutique très efficace pour tous les stades des cancers des lèvres. Nous rapportons notre expérience de la curiethérapie à débit de dose pulsé (DDP) dans le traitement du carcinome des lèvres. MATERIELS ET METHODES : Cette étude rétrospective monocentrique a inclus tous les patients consécutifs traités par curiethérapie de débit de dose pulsé (PDR) dans notre institution de 2010 à 2019. Les toxicités et les résultats des patients ont été rapportés, et une évaluation rétrospective de la qualité de vie a été réalisée par entretiens téléphoniques (FACT H&N). RESULTATS : D’Octobre 2010 à Décembre 2019, 38 patients ont été traités dans notre institution pour un carcinome de la lèvre par curiethérapie PDR. L’âge médian était de 73 ans, et la majorité des patients présentaient des tumeurs T1-T2 (79%). La dose totale médiane était de 70,14 Gy (Fourchette : 60 – 85 Gy). Avec un suivi moyen de 35,4 mois, deux patients (5,6%) ont présenté un échec local et sept patients (19%) une progression des ganglions lymphatiques. La probabilité estimée par Kaplan-Meier d’un échec local était de 7,2% (IC 95% : 0,84 – 1) à deux et quatre ans. Tous les patients ont présenté une radiomucite de grade 2 ou supérieur. Le taux de toxicités tardives était faible : trois patients (8,3%) ont eu une fibrose de grade 2 et un patient a eu une douleur chronique de grade 2. Tous les patients recommanderaient vivement le traitement. Le score total médian de FACT H&N était de 127 sur 148, et l’indice médian de résultat de l’essai FACT H&N était de 84. CONCLUSION : Cette étude confirme qu’un excellent taux de contrôle local est obtenu avec la curiethérapie PDR dans le traitement du carcinome de la lèvre, avec un taux de contrôle tardif très limité et des résultats fonctionnels satisfaisants. Une approche multimodale devrait permettre d’améliorer le contrôle régional.

Abstracts : C2: Endoscopie des voies aéro-digestives supérieures : Bilan de l’activité sur une période de deux ans (2018 – 2019) à la clinique Lamine Sine Diop du CHU de Fann

A. Thiam, A. Dièye, P. Ndongo, M. Ndiaye.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c2.SkKt73ds1B

ABSTRACT

INTRODUCTION : L’endoscopie ORL est l’exploration visuelle des VADS. Elle occupe une place importante en ORL. L’objectif de ce travail était de rapporter les aspects épidémiologiques, les indications, et les aspects endoscopiques rencontrés dans le service d’ORL du CHNU de Fann. MATERIELS ET METHODES : Nous avons réalisé une étude descriptive rétrospective et analytique sur les patients ayant bénéficié d’une endoscopie sous anesthésie générale. Ces patients ont été pris en charge dans le service d’ORL du CHNU de Fann du 1er Janvier 2018 au 31 Décembre 2019. RESULTATS : Nous avons colligé 457 dossiers. L’âge moyen était de 35 ans avec des extrêmes de six mois et 89 ans.  Le sex-ratio était de 1,3. Les motifs de consultation étaient dominés par la dysphagie (41,6%). La panendoscopie a été le geste le plus couramment pratiqué (62%), suivie de la l’œsophagoscopie (19%), de l’hypo-pharyngo-laryngoscopie (7%), la trachéo-bronchoscopie (6%), la laryngoscopie directe en suspension (5%) et enfin de la cavoscopie (1%). Les indications étaient dominées par les cancers des VADS (57,3% dominés par le cancer de l’hypopharynx.) suivi des corps étrangers (33,9%). Les aspects endoscopiques rencontrés retrouvaient une lésion ulcéro-bourgeonnante (49,45%), suivis des corps étrangers (27,79% dominés par les pièces de monnaies). Les actes endoscopiques thérapeutiques consistaient à une extraction de corps étrangers (84,1%), d’épluchage dans 10,3% des cas, d’une biopsie exérèse tumorale dans 4,8% des cas et enfin une incision drainage d’un kyste dans 0,7% des cas. L’évolution a été favorable chez 90.59% des patients. Nous avons enregistré quatre cas de complication per-opératoire soit 0,88%. CONCLUSION : L’endoscopie en ORL reste sous exploitée dans notre contexte malgré son importance et ses nombreuses indications. Elle exige un personnel qualifié et un matériel approprié et bien entretenu.

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