Abstracts : C116: Toxicité cutanée tardive après radiothérapie hypo-fractionnée des cancers du sein post-mastectomie : A propos de 40 cas

Abstracts : C116: Toxicité cutanée tardive après radiothérapie hypo-fractionnée des cancers du sein post-mastectomie : A propos de 40 cas

MM. Dieng, NF. Kane Ba, N. Ben Amor, EHA. Baldé, A. Dem, PM. Gaye, L. Kochbati.
DOI: 10.54266/ajo.2.1s.c116.VEOF2707

ABSTRACT

INTRODUCTION : Le cancer du sein est le premier cancer chez la femme dans le monde et pose un véritable problème de santé publique. La radiothérapie externe qui est un traitement locorégional est indiqué dans la majorité des cas, diminue le taux de rechute locale et améliore la survie globale. On note un intérêt croissant pour les schémas hypo-fractionnés qui présentent un triple avantage : économie du système de santé et gain de temps pour les patientes et libération du temps de machine permettant de réduire le délai de prise en charge. Cependant, ils peuvent se compliquer d’effets secondaires à type de toxicité cutanée. MATERIELS ET METHODES : Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur des patientes atteintes d’un cancer du sein traité par mastectomie et radiothérapie hypo-fractionnée au CHU Abderrahman Mami de l’Ariana (Tunisie), sélectionnées sur une période de deux ans entre Janvier 2018 et Décembre 2020. RESULTATS : Nous avons retenu 40 patientes. L’âge moyen était de 51,07 ans avec un minimum de 30 ans et un maximum de 76 ans. Le délai moyen l’apparition des premiers symptômes et la date de la première consultation était de 2,5 mois avec des extrêmes d’un à 12 mois. La circonstance de découverte était dominée par l’autopalpation (67,5%), le reste était le dépistage et la découverte fortuite. Histologiquement, il y avait une nette prédominance du CCI (85%), les grades SBRII et III ont concerné 93% des tumeurs. Le type Lum B était majoritaire (80%). Les emboles vasculaires étaient positifs chez 58% des patientes. L’envahissement ganglionnaire était chez 60% des cas. La mammographie était faite chez 100% des cas. L’IRM indiquée sauf contre-indication, était faite chez six patientes, soit 15%. La TDM TAP était faite chez 100% des patientes. La TDM cérébrale était faite chez 100% des patients. La scintigraphie osseuse était faite chez 100% des patientes. Le stade T2 était majoritaire, représente 77,5% suivis par les stades T1(12,5%) et T3(10%). La mastectomie type Patey associée au curage axillaire était réalisée chez toutes les patientes (100%). La chimiothérapie adjuvante était réalisée chez 85% des cas, trois patientes ne l’avaient pas reçu selon l’état général (7,5%). L’hormonothérapie était réalisée chez 90% des cas. La thérapie ciblée était indiquée chez 30% des cas. La radiothérapie hypo-fractionnée était réalisée chez toutes les patientes avec une dose de 40,05 Gy, pendant trois semaines. La tolérance de la radiothérapie était globalement bonne, aucune toxicité cutanée aigue >2 n’avait été notée. La toxicité cutanée tardive était bonne, aucune toxicité cutanée >2 n’avait été notée. Quatre localisations métastatiques du cancer du sein ont été détectées (10% des cas). La survie sans métastase était de 100% a deux ans. La survie sans récidive locale était de 93,3% à 24 mois et de 75,7 % à 36 mois et la survie sans récidive médiane était de 42,7%. CONCLUSION : La radiothérapie hypo-fractionnée n’augmente pas la toxicité cutanée tardive.

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